Fabien Nobilio - La (re)découverte des évangiles apocryphes |
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L’un des plus célèbres est
sans doute l’évangile de Thomas, qui se présente comme un ensemble de logia ou
dits de Jésus. Ces « dits » ont tantôt été considérés comme
originaux, tantôt comme composés à partir de ceux du Nouveau Testament, ou
encore résultant de l’un ou l’autre processus selon les cas. Un exemplaire
complet de ce texte se trouve dans la collection d’écrits chrétiens
gnosticisants appelée « bibliothèque copte de Nag Hammadi » (NHC) du
nom de la ville où elle fut découverte, en Egypte, en 1945. Des fragments de ce
texte avaient été découverts auparavant à Oxyrhynque, encore en Egypte, en
1898. Jusque là, l’on ne connaissait de ce texte que la mention d’Eusèbe de
Césarée : ce dernier cite clairement un évangile de Thomas, qu’il range
sans hésiter parmi les apocryphes 1 Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, III, 25. . Ainsi que le souligne non sans humour Baudouin Decharneux, les découvertes papyrologiques de la fin du XIXe et
du milieu du XXe siècles auront eu, parmi de nombreux mérites, celui de confirmer le témoignage d’Eusèbe,
de qui l’on avait pu penser qu’il appelait improprement « évangile de
Thomas » les actes de Thomas, autre écrit apocryphe mieux attesté…
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