Introduction du guide - L'enjeu d'une bataille - Au fil de l'histoire |
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On pense à a philosophie qui, précisément contre la sophistique et contre le pouvoir éducatif du mythe, devait s’instaurer de manière encore ambiguë (ou, faut-il dire, subtile) chez Platon et Aristote comme une science englobant toutes les autres formes de pensée. Plus tard, on évoquera le monothéisme qui, malgré tous les emprunts conceptuels et spéculatifs à la raison philosophique grecque, surtout dans ses versions chrétienne et musulmane, n’eut de cesse d’affirmer la supériorité de principe des vérités révélées sur les savoirs humains. Ce sera, comme on le sait, en se révoltant contre la main mise du clergé sur les corps et sur les consciences, que se manifestera l’esprit de la modernité par la reconquête lente et douloureuse, à partir de la Renaissance mais surtout des 17e et 18e siècles, de la place que la recherche philosophique libre lui avait préparée dès l’antiquité classique. Encore faut-il préciser que chaque tradition philosophique et religieuse devait laisser les traces de sa façon de concevoir l’homme et monde. On le voit c’est une processus à la fois lent et complexe qui présida à l’émergence des idées de la modernité. Une modernité qui se construisit sur les assises traditionnelles du philosophique et du religieux, mais aussi en opposition avec les théories antiques et médiévales. Toute tentative de récupération ou d’annexion est donc superflue voire une imposture attendu les continuités mais aussi les ruptures qui peu à peu favorisèrent l’émergence de théories plus respectueuses de la pluralité.
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