Introduction




 Introduction aux guides des religions et convictions
Une affaire de méthode ?

Introduction du guide - La sécularisation de la société - Principes et positivité

Version imprimable


L’essentiel dès lors est de comprendre que l’écart qui sépare principes et positivité (actions, projets de lois, lois, etc.) est constitutif de l’état de droit moderne et qu’il ne doit par conséquent jamais être comblé : jamais telle volonté particulière ne pourra prétendre se substituer aux idéaux qui d’abord ont rendu possible l’ouverture d’un monde commun, et qui la maintiennent.

La prise de conscience et le respect de l’écart en question nous semblent promettre que l’état de droit et démocratique trouvera les ressources pour s’éviter les dilemmes et les paradoxes dans lesquels souvent ces dernières années il s’est senti embourbé. Par exemple, quelle attitude prendre à l’égard de l’extrémisme politique ? Faut-il privilégier la liberté d’opinion et d’expression et assumer le paradoxe d’ouvrir la place à ceux qui, s’ils l’occupaient, s’empresseraient de museler les opinions ? Ou encore : qu’y a-t-il lieu de faire lorsqu’un groupe particulier, au nom de convictions culturelles ou cultuelles, estime avoir le droit d’humilier l’humain ?

Dans ces cas et dans d’autres semblables, le dilemme n’est insoluble qu’aussi longtemps que les positions qui s’affrontent nous paraissent être de même niveau : liberté d’opinion et défense des libertés, liberté religieuse et liberté des personnes, etc. Mais il se résout quand nous rétablissons les priorités : la défense des libertés (le principe) interdit la liberté de professer des opinions qui le contredisent ; le respect d’une égale dignité humaine (le principe) prime sur toute attitude, même prétendument justifiée par des textes religieux, qui aboutirait à humilier un groupe humain (la femme, l’homme de couleur, etc.).

arrow_right_black.gif Accéder aux vidéos