L'orthodoxie




 L'orthodoxie est l'une des religions et convictions dans le monde
L’orthodoxie est largement méconnue en Occident. Descendante des premières Eglises chrétiennes, née sur une terre hellénisée où les premiers apôtres eurent une activité missi

L'orthodoxie - Historique - L'effondrement

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Le début du règne de la dynastie des Comnènes en 1081 coïncide avec le renforcement de l’autorité pontificale en Occident et les convoitises des empereurs latins sur Byzance. L’entrée en scène des Turcs Seldjoucides, qui conquirent Bagdad en 1055 et qui se tournèrent aussitôt contre Byzance, n’arrangea pas les affaires des Byzantins. Leur défaite à Mantzikerk en 1071 eut des conséquences incalculables pour le destin de la chrétienté. La conquête de la Terre Sainte, aux mains des arabes, alerta l’Occident qui décide, au Concile de Clermont (1095) d’organiser la première croisade qui libérera Jérusalem, suivie d’une seconde en 1147. La reconquête de Jérusalem par les Musulmans en 1187 déclancha une troisième croisade, qui ne parvient pas à réaliser son but mais réussit néanmoins à déstabiliser l’empire byzantin.

Le différend entre Églises orthodoxe et catholique était devenu un prétexte pour s’emparer des richesses de Byzance. La quatrième croisade, détournée de son objectif initial (libération de la Palestine) envahit Constantinople en 1204. Cette date tragique consacre la véritable séparation entre catholicisme et orthodoxie. Le cortège d’horreurs entourant cette conquête laissa des traces profondes au sein du monde chrétien d’orient. Le croisé Villehardouin, qui nous a légué une description impressionnante de ces événements, écrit que jamais depuis la création du monde des richesses aussi importantes n’avaient été découvertes dans une cité. Ce qui en reste se trouve éparpillé encore aujourd’hui dans différents endroits de l’Europe. Mais en dehors des massacres et des viols, c’est la dislocation de l’empire byzantin qui marque cet événement, car plus jamais il ne sera reconstitué dans son unité et sa splendeur.

Depuis, les diverses tentatives qui se sont faites pour rapprocher les Églises ont échoué. C’est le cas des concessions de l’empereur Michel VIII au Concile de Lyon en 1274 dénoncées aussitôt par son fils Andronicos II, ou la tentative encore de l’empereur Jean V, qui fit les concessions théologiques en échange d’avantages politiques, rejetés aussi bien par le clergé que par le peuple, ou enfin celle de l’empereur Jean VIII Paléologue, pendant la période des Conciles de Ferrare et de Florence, qui aboutit à la signature controversée d’un protocole d’union sans lendemain. Byzance, réduite territorialement à une peau de chagrin, n’avait plus le temps de se rétablir, en dépit d’une aide latine, il est vrai insuffisante, venue de l’Occident pour affronter l’immense armée du sultan ottoman Mehmet II. Constantinople fut prise le 29 mai 1453.

Bien avant la chute de Contantinople, de nombreux intellectuels byzantins avaient déjà commencé leur migration vers l’Occident. Ils contribuèrent à l’avènement de la culture de la Renaissance. Mais l’orthodoxie, dans les Balkans, sera soumise aux règles des occupants. Bénéficiant d’une certaine tolérance, mais surtout par leur ténacité, les Églises orthodoxes maintiendront intacte la foi et préserveront les langues et la culture des nations qu’elles représentaient. Elles furent sans cesse à l’écoute de ce qui se passait en Russie, empire orthodoxe qui édifiait à l’époque son propre destin. Les Églises orthodoxes, souvent seules mais parfois avec l’aide de la Russie, joueront un rôle important dans la lutte pour l’indépendance des nations balkaniques, où les associations qui organisèrent les différentes insurrections alliaient, le plus souvent, l’amour de la nation à foi en la religion orthodoxe et à l’esprit des Lumières. 

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