L'orthodoxie - L'organisation des Eglises |
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Le nombre d’orthodoxes dans le monde est évalué à plus de 174 millions. Il existe en tout neuf patriarcats : quatre patriarcats grecs (Constantinople, Jérusalem, Alexandrie et Antioche), des patriarcats en Russie (Moscou), en Bulgarie, en Serbie, en Roumanie et en Georgie. Il existe en plus des Églises autocéphales avec leurs Archevêques : en Grèce, à Chypre, en Albanie, en Tchéquie, en Slovaquie et aux États Unis d’Amérique. Trois Églises orthodoxes sont autonomes : celles d’Ukraine, de Finlande et d’Estonie. Enfin, les Églises grecques d’Australie et d’Europe occidentale appartiennent, avec d’autres Églises de moindre importance, comme celle de Rhodes, au patriarcat de Contantinople. En Belgique, c’est en 1862 que l’église Saint Nicolas est construite à Bruxelles, près de l’ambassade de Russie. Une deuxième église sera édifiée à Anvers en 1900, destinée aux marins et commerçants grecs. La liturgie pratiquée dans ces deux églises, l’une russe, l’autre grecque, est la même, seule la langue diffère. Après la révolution russe de 1917, plus d’un million de Russes émigrent en Europe, et plus spécialement en Belgique. Plusieurs lieux de culte naissent afin de répondre au besoin spirituel de cette diaspora. En 1929, un siège episcopal russe est installé en Belgique. A partir des années cinquante des travailleurs grecs arrivent en Belgique pour trouver du travail. Ils furent souvent aidés par l’Église orthodoxe grecque qui s’organise dans plusieurs villes mais sous la tutelle de l’évêché de Paris. C’est seulement dans les années soixante qu’un siège épiscopal est fondé à Bruxelles, qui a réussi à multiplier les lieux du culte. Il y a aujourd’hui environ septante mille personnes qui se revendiquent de l’orthodoxie en Belgique. Le communauté grecque est la plus importante, suivie de la communauté russe, ukrainienne, biélorusse, roumaine, serbe... Une quarantaine de lieux de culte existe un peu partout dans le pays. La liturgie est aussi pratiquée en français et en néerlandais pour les enfants de la deuxième et troisième génération devenus belges. L’Église orthodoxe est reconnue par l’État belge. |


