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Mais ces grands noms ne doivent pas masquer la réalité : bien des « gens ordinaires » sont francs-maçons. S’il y a entre 5 et 6 millions de maçons à travers le monde, on en compte plus de 120.000 en France et environ 25.000 en Belgique. Ce sont des hommes et des femmes de toutes conditions : quelques ministres et quelques artistes, beaucoup d’enseignants, de fonctionnaires, d’employés, de professions libérales, de petits indépendants.
Parce qu’elle pratique la discrétion, seule condition pour pouvoir parler en toute liberté, la maçonnerie a été et reste souvent incomprise. Elle sera interdite par des pouvoirs politiques et religieux. L’Eglise catholique excommunie les francs-maçons dès 1738 (une condamnation qui n’existe plus depuis 1983). Les totalitarismes, de gauche ou de droite, ont interdit la franc-maçonnerie : les pays du bloc soviétique, l’Espagne de Franco, le Portugal de Salazar, l’Italie de Mussolini et surtout l’Allemagne nazie.
Pendant la Seconde guerre mondiale, les maçons seront persécutés et leurs temples seront pillés. Certains seront déportés et exécutés en raison de leur appartenance. Si la franc-maçonnerie est aujourd’hui présente en Turquie, elle est généralement interdite dans le monde musulman, en Iran et au Pakistan par exemple, et elle a pratiquement disparu d’Algérie, de Tunisie et du Maroc.
La maçonnerie ne peut vivre et se développer que sur un terrain démocratique. Au total, la maçonnerie a été accusée de tout et de son contraire, elle n’en finit pas de susciter des mythes et des légendes. Aussi est-il important de dire ce qu’est la maçonnerie, et ce qu’elle n’est pas…
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