La Laïcité - Conclusion et perspectives |
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Les laïques sont en principe opposés à tout financement public des religions ou philosophies. La neutralité de l’Etat belge n’est donc pas absolue et abstentionniste, mais relative et interventionniste. Au lieu de refuser tout lien avec les cultes et les convictions organisées, l’Etat belge s’investit de manière positive dans la gestion d’un certain nombre de cultes et mouvements philosophiques qu’il a préalablement reconnus. L’Etat traite ainsi avec une relative égalité les cultes reconnus et la laïcité organisée.
L’évolution de la laïcité organisée est à mettre en parallèle avec la sécularisation grandissante de la société. Celle-ci a poussé la laïcité vers un développement associatif, culturel et intellectuel propre qui en fait une composante à part entière du pluralisme belge. La loi du 22 juin 2002, qui reconnaît la laïcité sur le même plan que les cultes religieux, amène, en tous les cas, le mouvement laïque à s’interroger sur la manière dont il envisage sur ce plan l’avenir de notre société. |


