La Laïcité - Historique |
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Depuis l’Antiquité, des êtres humains ont douté de l’existence des dieux ou, pour le moins, de la forme que les religions leur donnaient. En Grèce, Xénophane ironisait déjà sur la forme humaine des dieux grecs et assurait que si les vaches s’étaient créé des dieux elles les auraient certainement imaginés sous forme de vaches ! Ainsi les dieux sont une invention des hommes et non les hommes une invention des dieux. Lorsque les monothéismes se sont imposés, il est devenu de plus en plus risqué d’oser s’affirmer incroyant. Pendant le moyen âge et la renaissance, la moindre suspicion d’incroyance ou de « mal-croyance » mène au bûcher. Il y a des martyrs de la « mal-croyance », victimes des catholiques (Giordano Bruno) mais aussi victimes des musulmans, des orthodoxes ou des protestants (Michel Servet).
C’est au XVIIème siècle que se développe la critique des religions par la raison. Au XVIIème siècle, les libre-penseurs sont nombreux parmi les philosophes, et les athées (par exemple le fameux baron d’Holbach) sont moins discrets. En Europe, les athées et les libre-penseurs sont devenus de plus en plus nombreux au cours des XIXème et XXème siècles. Ils ont été les moteurs des lois séparant les Etats et les religions, mais aussi de l’extension de l’enseignement et de l’émancipation des femmes que les religions avaient maintenues dans une situation d’infériorité. |


