La Laïcité - La reconnaissance |
|
|
La loi du 21 juin 2002 consacre la reconnaissance d’une forme de laïcité en Belgique en mettant sur un même pied, aux yeux de la Constitution et de la loi, le mouvement laïque et les cultes préalablement reconnus. Cette loi s’est matérialisée par la reconnaissance du Conseil central des communautés philosophiques non confessionnelles de Belgique, appelé Conseil central laïque. Il s’agit en réalité d’une coupole chapeautant deux asbl, l’une francophone, l’autre flamande : le Centre d’Action laïque (CAL) et l’Unie Vrijzinnige Verenigingen (UVV). Le CAL fédère lui-même un vaste réseau associatif promouvant, dans divers domaines, l’action de la laïcité organisée. Deux éléments se détachent particulièrement du rôle assigné au Conseil central, qui en font l’équivalent d’un véritable Organe chef de culte existant pour les cultes reconnus : D’une part, la reconnaissance définitive d’une assistance morale laïque, soutien humain offert aux personnes en souffrance, en alternative aux assistances proposées par les différentes confessions religieuses. C’est un pas essentiel, puisque par ce biais la laïcité investit un champ dévolu auparavant aux seules religions. Cette assistance, existant sur le terrain depuis des dizaines d’années, s’était constituée autour de sujets tels que le planning familial (contraception, avortement..), où les laïques avaient une position très différente de celle de l’église catholique.
D’autre part, les délégués exerçant cette assistance, voient leurs rémunérations et pensions prises en charge par l’Etat au même titre que celles des représentants des cultes reconnus, tel qu’inscrit depuis 1993 au sein de la Constitution.
Le mouvement laïque a, au fil du temps, contribué largement à l’évolution sociale de notre pays, tout en se structurant sur le plan interne. En Belgique, les laïques ont obtenu que les rites sociaux liés à la naissance, au mariage et à la mort échappent à l’emprise religieuse. Ce sont les laïques qui ont créé l’enseignement public et neutre où se rassemblent des élèves issus de familles incroyantes autant que de familles de toutes religions. |


