La laïcité




 La laîcité est une des religions et convictions dans le monde
Nouvelle venue dans le paysage des convictions, la laïcité est un peu l’enfant terrible du monde des religions. Exigence politique, la laïcité est aussi une forme d’engagement et donc un chemin personnel. Anne Morelli et François Desmet dévoile un univers nuancé qui se nourrit de sa diversité.

La Laïcité - Définitions - Premier sens de laïcité - Principe de séparation

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Premier sens du terme « laïcité ».

Dans le premier sens, la laïcité se définit comme le « principe de séparation de la société civile et de la société religieuse, l’Etat n’exerçant aucun pouvoir religieux et les Eglises aucun pouvoir politique » (Robert).

Le terme « laïque » s’applique donc, ici, à toute personne défendant le principe de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Il est tout à fait concevable dans ce sens, d’être laïque et d’appartenir à une religion puisque ce terme ne renvoie pas ici au contenu d’une conviction, religieuse ou non, mais à une manière de concevoir l’organisation de la vie en société.

Je puis ainsi adhérer à une religion et penser qu’il est sain pour une société de ne pas mélanger les affaires publiques et religieuses, renvoyant ces dernières à l’espace privé de chaque individu.

Cette définition de la laïcité trouve son application en France, dont la Constitution de 1946 se veut « laïque » en imposant une neutralité totale en matière de conceptions religieuses ou philosophiques. Cela signifie que l’Etat ne paiera pas les ministres des cultes, et ne s’ingérera pas dans les affaires ou l’organisation des différentes confessions. On ne trouvera pas non plus, dans ce pays, de cours de religion ou de morale au sein de l’école publique. L’état turc, créé par Atatürk, se voulait aussi « laïque » dans ce sens, bien que composé majoritairement de musulmans.
 
En Belgique, l’Eglise et l’Etat ne vivent pas séparés mais bien dans une coexistence reconnue et assumée. Par exemple, l’Etat belge prend en charge financièrement les écoles religieuses et les traitements de leurs professeurs, les traitements des ministres des cultes, et il est obligatoire dans les écoles officielles d’offrir le choix entre un cours de morale (dite « non confessionnelle », c’est-à-dire non religieuse) ou de l’une des religions reconnues. Mais l’Etat belge tente actuellement de fournir un investissement proportionnel à l’importance des différents cultes et convictions philosophiques reconnus.

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