Le catholicisme




 Le catholicisme est l'une des religions et convictions dans le monde
Définir et comprendre le catholicisme au travers de quelques mots clés est une mission impossible…
Avec Eric de Beukelaer, théologien, porte-parole des évêques de Belgique, tout devient possible.

Le Catholicisme - La grâce tactile - La dimension tactile

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Le christianisme ne peut faire l’impasse sur sa dimension tactile. Mieux scolarisé qu’au Moyen Age, l’homme du XXIe siècle n’en fonctionne pas moins davantage par symboles que par concepts. Les publicitaires le savent bien : ils n’essaient pas tant de convaincre le consommateur pas des arguments rationnels, que de le séduire par une ambiance. Il en va de même pour la foi. Ce ne sont pas avant tout les arguments rationnels qui convertissent, mais le ravissement du cœur.

Afin de ne pas finir en feu de paille, une expérience spirituelle doit s’enraciner. Pour faire mûrir la foi, il y a tout d’abord la prière, cette mise en écoute du cœur de l’homme qui s’ouvre à la présence de son Dieu. Comme je le disais plus haut, « prier » c’est perdre du temps avec Dieu sans attendre de bénéfices en retour. La prière ne m’obtiendra que rarement la guérison d’un être cher et certainement pas de réussir mes examens scolaires (surtout si je n’ai pas étudié).

Elle ne me rendra pas meilleur ou ne me délivrera pas de mes penchants mauvais… Sa seule vertu est d’ancrer ma vie un peu plus en Dieu. « C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui la rend unique », disait le renard au Petit Prince. De même, c’est le temps que j’ai perdu avec Dieu qui le rendra davantage « mon » Dieu. C’est tout. La prière est l’« expérience du désert » – dont je parlais au chapitre premier – vécue au cœur du quotidien.

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