Le judaïsme - Le culte et les fêtes principales |
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Dans les grandes synagogues, le culte repose sur un cantor (chantre) et, dans les oratoires, sur les fidèles eux-mêmes. Les trois offices journaliers (matin, après-midi, soir) comportent la récitation de prières spécifiques, de psaumes, d’hymnes, de passages de l’Ecriture et, certains jours, la lecture publique de la Torah. Le tout en hébreu chez les orthodoxes (très observants) et les conservateurs ; en langue vernaculaire chez les libéraux et les réformés, majoritaires en Amérique. Parmi les usages religieux, on notera la circoncision des fils, pratiquée à huit jours, et qui introduit l’enfant dans « l’Alliance d’Abraham ». Mais, la judéité reste conférée par la mère. A treize ans, l’enfant devient Bar-mitsva (litt. « Fils du Commandement », c’est-à-dire soumis aux lois), en étant appelé à la lecture publique de la Torah. La Bar-mitsva, qui évoque la confirmation chrétienne n’est pas un sacrement, mais signe le passage au statut d’adulte, bref de personne moralement responsable. Les juifs observants respectent les lois alimentaires bibliques, à savoir la séparation du lacté et du carné, l’abstention de sang. Ils ne mangent que les mammifères ruminants à sabots fendus (comme le bœuf ou le mouton) ; les poissons à écailles et nageoires ; les oiseaux ailés et qui volent, sauf les rapaces et charognards. De plus, l’abattage doit être rituel, c’est-à-dire rapide, presque indolore et susceptible de vider l’animal de son sang. L’intention est moins hygiénique que symbolique, et vise notamment à marquer que l’acquisition de la viande n’est jamais anodine puisqu’elle implique de tuer. L’idéal alimentaire paradisiaque d’Adam et Eve est d’ailleurs végétarien… Des fêtes scandent l’année religieuse juive : Quoiqu’elle revienne toutes les semaines, la plus importante est le Shabbat, repos du septième jour où le fidèle s’interdit tout travail créateur et ses dérivés, et s’abstient d’en solliciter de qui que ce soit. Le Sabbat libère ainsi l’homme de son propre esclavage et assure le respect d’autrui.
Rosh-Hashana (Début de l’an) et Yom Kippour (Jour du Pardon) inaugure l’année juive qui tombe, selon un calendrier antique luni-solaire, en septembre-octobre. Commémorant la sortie d’Egypte, Pessah, la Pâque, célébrée au printemps, devient fête de la liberté et du renouveau. Shavouoth (la Pentecôte), célèbre, cinquante jours après Pessah, le Don de la Loi au Sinaï, et Soukkoth (fête des Tabernacles), fait revivre, après Yom Kippour, la pérégrination des Hébreux au désert. D’autres fêtes, non édictées dans la Torah, marquent l’année juive, dont Hannoukah (fête des Lumières, en hiver) et Pourim (l’épisode de la reine Esther). |


