Le judaïsme




 Le judaïsme est l'une des religions et convictions dans le monde
De la religion des hébreux à la religion juive, Thomas Gergely brosse un panorama de l’unité et de la complexité de la plus vieille religion monothéiste.

Le judaïsme - Les livres

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Les livres qui véhiculent l'enseignement sont  :

La Torah d’abord, suivie dans la classification juive, par les Prophètes et les Hagiographes (Ecrits sacrés), ce qui forme la Bible ou  « Ancien Testament ».

Le Talmud ensuite, constitué, après 70, de la Mishna (« Seconde Loi » ou clarification des lois et usages de la Torah et de la Guémara (étude), compilation des discussions menées aux IVème et Vème s., sur la Mishna dans les académies de Babylone et d’Israël.

Les sept milles pages du Talmud, mentionnant les avis contradictoires de plus de deux mille rabbins, donnent à comprendre que le judaïsme fonctionne très peu via des dogmes, qu’il n’a quasi pas de credo (sauf le Shema Israël biblique : « Ecoute Israël, l’Eternel Dieu, l’Eternel est Un », affirmation du monothéisme) et, depuis la disparition de la prêtrise en 70, n’a ni clergé, ni autorité centrale pouvant imposer quelque croyance ou comportement que ce soit.  Bref, le judaïsme est à la fois produit, vécu et généré par ses propres fidèles.

Le rabbin (maître, docteur de la loi) n’est pas un prêtre, mais un laïc, un savant ordonné par une yéchiva (séminaire religieux), capable d’interpréter la Loi et de diriger la communauté qui l’a choisi. Il prie avec les fidèles mais pas à leur place et n’officie pas plus que n’importe quel autre homme, majeur, digne et capable.  Il ne prodigue aucun sacrement (notion inconnue du judaïsme) et n’agit pas en « agent autorisé de Dieu ».  Il est juste, – et c’est beaucoup -, un primus inter pares (un premier parmi ses égaux) qui peut enseigner, marier, prononcer des divorces, enterrer, etc.

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