Le judaïsme




 Le judaïsme est l'une des religions et convictions dans le monde
De la religion des hébreux à la religion juive, Thomas Gergely brosse un panorama de l’unité et de la complexité de la plus vieille religion monothéiste.

Le judaïsme - Historique - Révolte Ecrasée

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Les exactions des procurateurs, représentants de Rome, pousseront les Juifs à une révolte que le Romain Titus écrasera en 70.  Il brûlera Jérusalem et le Temple et déportera les Juifs vers l’Empire et ses provinces. Du coup, le pouvoir romain renforçait la Diaspora (la dispersion des communautés) ancienne déjà, à l’époque, de cinq cents ans attendu la déportation en Babylonie.

En 132 cependant, une seconde révolte éclatera, sous Hadrien.  Celui-ci l’étouffera dès 135, remplacera Jérusalem par sa Colonia Aelia Capitolina, interdira l’accès de la ville aux Juifs et nommera la Judée Provincia Syria Palaestina, (Province syrienne des Philistins, d’où le nom de Palestine).

Beaucoup des survivants de la répression rejoindront leurs frères de Babylone (où ils achèveront, en 500, la rédaction du Talmud, le grand commentaire de la Torah). D’autres se répandront dans l’Empire romain. Ils y vivront bien jusqu’au règne de Constantin (306), premier empereur considéré comme chrétien, qui commencera à les persécuter. 

En proclamant la consubstantialité de Dieu le Père et du Fils (leur identité d’essence), le Concile de Nicée (325) dira donc, du fait même, que des Juifs avaient livré Dieu en personne à la crucifixion par les Romains. Bref, il inventera l’aberrante accusation de « crime de déicide », (meurtre de Dieu). Cette charge justifiera jusqu’au Concile de Vatican II (1962) tous les bûchers de l’antijudaïsme religieux. Et partout, l’exclusion des Juifs de toutes les formes de la vie civile.

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